La maison du potier

    Projet fictif de maison de ville / atelier
    Montréal, centre ville (qc)
    2012 / 2ème année école d’architecture

    Emmanuel Alexia est artiste potier et céramiste. Il a quitté la ville il y a plusieurs années pour s’installer à la campagne et mener une existence monastique inspirée de la tradition japonaise. En discutant avec lui, j’ai imaginé une maison en ville pour cet homme dont le quotidien solitaire est difficilement compatible avec la vie citadine. Une discution constante avec Emmanuel a été nécéssaire pour concevoir un lieu à la fois reclu pour qu’il puisse pratiquer son art, et à la fois ouvert pour qu’il puisse y accueillir des invités. Il s’agit donc d’une maison et d’un atelier, les deux entités sont séparées par une venelle étroite qui traverse la parcelle. La maison côté sud, l’atelier côté nord, sont reliés par un imposant mur en brique d’une épaisseur de 50 cm. Au centre de ce dernier, on retrouve le four à céramique, premier outil de l’artiste mais aussi lieu de fabrication de certaines briques de la maison. L’espace central est véritablement le cœur du projet puisqu’on y retrouve la porte d’entrée de l’atelier et de la maison, la petite cours qui accueille les petits déjeuners d’été comme les vernissages. C’est aussi ici que l’on retrouve toute l’identité du projet : la brique, matériau de construction traditionnel de Montréal, est altérée à l’approche du four par les émanations de souffre et d’oxygène. Cela se traduit par la formation d’un émail vert ou jaune à sa surface, qui joue avec la lumière zénithale ou les formations de givre en hiver.

Vue subjective depuis le balcon de la maison


Axonométrie, le mur et la programmation du projet


Vue de nuit, la venelle contraste avec le bâti